| En Amérique Latine, un fonds spécial destiné au financement d'actions de solidarité, menées par des groupes Emmaüs latino-américains en faveur d'enfants, est alimenté par des groupes européens et géré par la région Emmaüs Amérique. Ce fonds finance des actions développées en Argentine, au Brésil, en Colombie, au Chili, au Pérou et en Uruguay. Depuis 2003, des actions ont été financées pour un montant de 115 000 euros.
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ARGENTINE - Emmaüs Burzaco : une école technique Historique : L’École Technique EMMAÜS a été créée par l’Ingénieur Alberto Tsuji en août 1982 afin de répondre aux besoins de formation dans la région : c’est aujourd’hui la seule école secondaire gratuite proposant une formation technique.
Activités : 300 élèves, garçons et filles de 12 à 20 ans environ, sont accueillis dans l’école du lundi au vendredi, de mars à décembre. Ils y poursuivent une scolarité normale puis secondaire et technique, avec une spécialité en construction. Après 6 ans d’étude, les élèves sont diplômés en tant que chefs de chantier. 60 personnes (enseignantes, auxiliaires et non enseignantes) travaillent dans cette école.
Actions sociales : Grâce au soutien de la Casa del Niño (autre activité du groupe), ils bénéficient d’un petit-déjeuner, un déjeuner et un goûter. Les élèves dans le besoin reçoivent des vêtements, du matériel didactique et autres. Alliances : Le travail s’effectue en réseau avec d’autres organisations sur place sur différentes thématiques. Financement : Par des apports volontaires du personnel de l’institution et d’autres secteurs d’Emmaüs, et d’entreprises. Le groupe Emaús Burzaco développe deux autres actions d’éducation : - Ecole pour enfants (520 enfants de 2 à 17ans), avec assistance alimentaire
- Formation professionnelle – 3 cours : gaz, électricité, maçonnerie pour 220 adultes.
BRÉSIL - Association des Chiffonniers d’Emmaüs Recife : la formation professionnelle Activités : 81 jeunes (filles et garçons), suivent des formations professionnelles dans les domaines de la réfrigération, l’électricité civile et industrielle, l’assemblage et la maintenance d’ordinateurs et l’électronique industrielle.
Actions sociales : Des actions sont menées dans le domaine de la santé de la famille avec un centre de santé.
Alliances : Le travail se fait en partenariat avec la mairie de Recife. Un projet de partenariat avec l’entreprise Alcoa vise à l’amélioration des installations de l’école et à l’acquisition de certains équipements. La convention signée avec le SENAI (Service National de l’Apprentissage Industriel) permet à ces étudiants de bénéficier de bourse d'études.
Financement : Le groupe Emmaüs Erba (Italie) finance une partie des ressources humaines (enseignants), le reste est financé par le travail du groupe Emmaüs de Recife, les bric-à-brac et la vente de matériel recyclable. COLOMBIE - Association Communautaire Emmaüs Pereira : la culture pour tous ! Historique : Le projet a commencé en 2009, aux côtés de l’Institut des beaux-arts de Pereira, dans un collège public d’un secteur marginalisé de la ville où les enfants sont en état de grande vulnérabilité. Activités : Il s’agit d’occuper les enfants dans des espaces culturels et artistiques pendant leur temps libre : des cours de danse et d’art plastique ont lieu 3 jours par semaine en groupes de 30 à 35 élèves. Ces groupes montent un spectacle de fin d’année qui a lieu dans le plus grand théâtre de la ville, avec le soutien des citoyens. 128 élèves participent au programme.
Actions sociales : Le groupe Emmaüs assure chaque jour le goûter, il participe au déplacement des élèves et des professeurs et donne, dans la mesure du possible, des vêtements et un soutien scolaire. A travers l’Institut des beaux-arts, les services d’un psychologue sont proposés.
Financement : L’argent collecté lors des représentations annuelles permet d’acheter des vêtements et de soutenir d’autres activités sociales du groupe. CHILI - Urracas Emmaüs Chili : l’éducation populaire libératrice. Historique : Depuis ses débuts, le groupe Las Urracas Emmaüs Chili met en place des activités éducatives avec les organisations sociales et politiques locales. Dans les années 1960, l’activité était centrée sur l’éducation à la santé avec l’installation de cliniques gérées par des habitants du quartier et des professionnels de la santé. Ce travail s’est étendu au secteur rural et aux communautés du peuple Mapuche. Aujourd’hui, les Centres Urracas de Santiago, Talca, Concepción et Temuco développent des actions d’éducation citoyenne, orientées vers le renforcement de l’organisation populaire, la formation des dirigeants sociaux et politiques à travers tout le pays. Activités : Des programmes de formation sont mis en place, ils varient selon les besoins des participants, aussi bien dans leur contenu, leur forme et leur durée, avec en moyenne 25 participants par session : - Formation sociopolitique, - Formation en ateliers de travail communautaire, - Formation de moniteurs d’éducation sociopolitique, - Journées d’information communautaire, sur les réponses aux difficultés vécues par les communautés urbaine ou paysanne (habitat, eau, santé, tremblement de terre, éducation, terre...). Le nombre de « compañeros Urracas » assurant ces formations dépend de la demande des participants et du temps nécessaire identifié.
Actions sociales : Réalisation de bric-à-brac populaires dans les locaux des groupes communautaires (urbains, paysans, travailleurs ou étudiants) avec les objets nécessaires à la vie quotidienne. Développement d’activités communautaires (repas communs, travaux collectifs bénévoles…), pour régler des questions organisationnelles ou des problèmes sociaux des membres de ces communautés.
Alliances : Las Urracas travaille avec des réseaux d’organisations urbaines et paysannes, de populations touchées par le tremblement de terre, de défense des droits humains, pour la défense de la Justice (prisonniers disparus, exilés, persécution et arrestation de dirigeants de Communautés du peuple Mapuche).
Financement : Les activités de Las Urracas sont financées par le travail des compagnons dans les friperies Emmaüs du Chili.
Méthodologie appliquée : Depuis les années 1970, diverses méthodes de pédagogie novatrices sont appliquées dans les programmes de formation, et notamment la Méthode de Paulo Freire.
PÉROU - Cuna Nazareth : l’éducation intégrale Historique : La Cuna Nazareth naît en 1962 en réponse spontanée à l’état d’abandon dans lequel se trouvaient de nombreux enfants pendant la journée, tandis que leurs parents, de conditions économiques très modestes, travaillaient. Aujourd’hui, les services éducatifs de la Cuna Nazareth ont un caractère formel, puisqu’ils sont officiellement reconnus par le Ministère de l’Éducation, dont ils suivent les normes et procédures, tout en les adaptant aux valeurs du Mouvement Emmaüs.
Activités : La prise en charge des enfants est intégrale, à savoir qu’elle comprend l’alimentation, l’éducation initiale, le service social, psychologique, la thérapie du langage et un atelier de danses folkloriques pour les enfants de 1 à 5 ans. 130 enfants sont pris en charge par la Cuna Nazareth, ils reçoivent dans l’école un petit-déjeuner, un déjeuner et un goûter.
Actions sociales : Diverses actions sociales sont menées : la prise en charge psychologique des enfants et de leur famille, le service social (admission des enfants, diagnostic social et économique de la famille et prise en charge des cas urgents) et la thérapie du langage.
Alliances : La Cuna Nazareth travaille avec d’autres entités sur place. La police nationale réalise des ateliers sur le code de la route et la sécurité routière. La coordination avec des centres éducatifs spécialisés permet d’y orienter les enfants ayant des problèmes particuliers, pour y suivre le traitement correspondant. Un centre de santé se charge de l’examen régulier des enfants (poids et taille, contrôle des caries dentaires, contrôle des parasites et anémies, diagnostic nutritionnel et autres). En fonction des résultats de l’évaluation nutritionnelle, les enfants souffrant de malnutrition, bénéficient d’une alimentation complémentaire et d’un suivi.
Financement : 1- Apport économique du groupe Emmaüs Westervik de Finlande. 2- Ministère de l’Éducation (paiement du salaire de 5 professeurs et 3 auxiliaires jusqu’en février 2011). 3- Apport économique et symbolique des parents. 4- Bric-à-brac populaires et vente de recyclage. 5- Autres dons financiers éventuels de la part d’amis de l’institution.
URUGUAY - Groupe Aportes : Transmettre des valeurs par le jeu Historique : Le groupe Aportes développe depuis 10 ans des ateliers pour les enfants et les adolescents en état de vulnérabilité sociale (ateliers professionnels, ludiques, récréatifs, etc.).
Activités : Un atelier d’initiation à la couture, fonctionne sur la récupération de produits déjà confectionnés, pour les recycler et en faire des nouveaux. Dans un « atelier-école de théâtre jeune » on enseigne et utilise le théâtre comme outil de transmission et/ou connaissance de valeurs humaines, tout en traitant sérieusement l’enseignement du théâtre comme activité. Ces ateliers sont prévus pour 30 enfants et jeunes, en essayant de faire en sorte qu’ils prolongent et diffusent ensuite ce qu’ils auront reçu dans leurs milieux sociaux.
Actions sociales : Le goûter est fourni aux enfants et jeunes visitant les ateliers. Un suivi est assuré, en lien avec les institutions qui les présentent (lycées, foyers, etc.).
Alliance : Le travail est mené en coordination avec le Réseau Zonal, et la participation d’autres organisations similaires est recherchée. Des institutions de l’État comme le Mides (Ministère de Développement Social), l’INAU (Institut de l’Enfant et de l’Adolescent d’Uruguay), la Mairie de Montevideo, etc., participent au renforcement, entre autres, de la participation et de la connaissance des droits des Enfants et Adolescents.
Financement : Par un pourcentage des bénéfices des ventes de la friperie du groupe Aportes. |